
Les noms qui reviennent
Alternatives à DeepNude
Les services qui reviennent dans les recherches et les exploitants qu'ils déclarent.
Réponse courte
Myimg, Muke, Playbox, Vidqu, SoulGen et Grok sont les noms qui arrivent collés à DeepNude dans les recherches belges, et aucun ne prolonge le programme de 2019. Un seul nomme son exploitant et place son contrat sous un droit européen ; deux ne sont plus des services du tout, et un dernier est un assistant généraliste détourné de son usage.
Chacun est décrit par ce qui se lit sans compte et sans payer. Les six services comparés en détail sur ce site restent sur la liste des services qui portent ce nom.
Ce qu'ils sont
Ce que Myimg, Muke et les autres alternatives à DeepNude ont en commun
Un même argumentaire, des situations très différentes : trois questions séparent un service d'une vitrine vide.
Le script se répète
Le logotype et le domaine changent, l'argumentaire beaucoup moins :
- des crédits offerts dès la première visite, pour que le résultat arrive avant la question du prix ;
- un effacement promis en 24 ou 48 heures, dans une ligne isolée plutôt que dans une clause datée ;
- un bas de page réduit à une marque et à une année, sans société ni droit applicable ;
- un catalogue mélangé où la fonction qui vous a amené n'est qu'un onglet parmi d'autres.
Les trois questions qui trient
Elles se posent avant d'entrer, et deux suffisent le plus souvent :
- le domaine trouvé en recherche héberge-t-il le service, ou une annonce de vente ;
- le contrat nomme-t-il une société et un juge, ou renvoie-t-il au pays d'où vous vous connectez ;
- le service part-il d'une photo que vous fournissez, ou d'un texte que vous écrivez — la mécanique commune à tous ces outils est la même, l'entrée non.
Cette dernière question n'est pas un détail de catalogue : elle décide à qui appartient le visage qui finit à l'écran — pourquoi le consentement est au cœur de l'infraction.
Nom par nom
Myimg, Muke, Grok, SoulGen : qui exploite quoi
Les mêmes colonnes que pour la vitrine : ce qui est publié, ce qui est écrit sur le fichier, qui encaisse.
| Nom | Ce qu'il donne | Ce qu'il dit du fichier | Exploitant et droit |
|---|---|---|---|
| Myimg | Une page en français, dix essais par jour sans filigrane, conditions et remboursement ouverts | Photo et résultat effacés 24 heures après leur création | ZHU SAS, droit et tribunaux français, conditions du 3 juillet 2026 |
| Muke | Un éditeur de photos généraliste, où la fonction cherchée est un onglet | Un historique conservé un jour, effacement annoncé sous 24 à 48 heures | Une marque et une année en bas de page |
| Grok | L'assistant d'xAI intégré à X, avec Grok Imagine pour volet images | Les règles de la plateforme, pas celles de cette catégorie | xAI ; procédure ouverte par la Commission le 26 janvier 2026 |
| SoulGen | Un générateur de vidéos à personnages parlants, à partir d'un texte | Une conservation liée à la durée de la prestation | Droit de Hong Kong, conditions révisées en mars 2026 |
Deux noms du départ ne figurent pas dans ce tableau parce qu'il n'y a plus de service derrière : Playbox mène à une annonce de mise en vente du domaine, et Vidqu ne survit que dans des annuaires tiers. Le moteur de Grok, lui, circule au-delà de X : l'un des six services de la vitrine revend « Grok Imagine Video V1.5 » à 0,09 $ l'exécution. La procédure européenne vise « la diffusion de contenus illicites dans l'UE, tels que des images sexuellement explicites manipulées » — le communiqué de la Commission du 26 janvier 2026.
Trois minutes
Quatre contrôles avant d'essayer un nom inconnu
Tous se font depuis la page d'accueil du service, sans compte et sans payer.
- Cherchez le prix à l'unité. Une page qui annonce des crédits sans dire combien en coûte une image vend une monnaie, pas un tarif. Chez ceux qui l'écrivent, la comparaison est immédiate : 15 crédits l'image, 100 à 110 gemmes, ou 0,005 à 0,14 $ l'exécution.
- Ouvrez les conditions et regardez la date. Un texte daté se compare à celui d'hier ; un modèle de contrat resté avec ses crochets de gabarit dit surtout que personne ne l'a relu. Myimg affiche le 3 juillet 2026, ce qui est le meilleur repère du groupe.
- Cherchez une société et un juge. Un nom d'entreprise et un tribunal désigné valent mieux qu'un renvoi au « pays d'où vous accédez » : c'est la différence entre une réclamation possible et une adresse électronique.
- Vérifiez l'entrée attendue. Un service qui part d'un texte écrit ne travaille sur personne de réel ; un service qui part de votre fichier déplace toute la question vers l'accord de la personne représentée.
L'autre porte
Les robots de messagerie, et ce qu'ils changent
Le même calcul distant, revendu en plus petits paquets, avec un intermédiaire de plus.
Le robot n'est pas le service
Derrière une conversation tourne le même traitement distant que derrière une page. Le robot ajoute un intermédiaire qui reçoit le fichier avant le service, et c'est lui qui fixe le prix du paquet.
Le paiement ne se défait pas
Sur la messagerie la plus utilisée pour ces robots, la monnaie interne est définitive : toute vente d'étoiles est ferme, et seul le développeur du robot peut les rendre, par une commande tapée dans ce même robot.
Le retrait ne couvre que le public
La plateforme traite les signalements de contenus illicites publics à une adresse dédiée. Les groupes et les conversations privées ne regardent que leurs participants, et elle ne traite aucune demande les concernant — les plateformes qui retirent un contenu sur demande sont ailleurs.
L'anonymat s'arrête au juge
Sa politique de confidentialité prévoit qu'en présence d'une décision de justice valable, l'adresse IP et le numéro de téléphone de l'utilisateur peuvent être communiqués aux autorités. Un nom d'affichage change, un numéro non.
Un robot ne publie ni durée de rendu, ni définition, ni tarif à l'unité : ce que coûte une séquence animée se lit chez ceux qui l'écrivent — ce que coûtent quelques secondes animées. Une donnée fausse sur cette page se corrige en citant la source : ce qu'il faut joindre à un signalement.